Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 17:02

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Les fêtes de Noël et de Nouvel An viennent de se terminer. Réunis autour de la brioche ou de la galette, nous avons tiré les Rois. Il est temps maintenant de défaire le sapin et de ranger la crèche. Avec un peu de nostalgie, nous emballons soigneusement la Sainte Famille, l’âne, le bœuf et tous les personnages de la Nativité.

                                               Nos santons vont s’endormir pour un an…

 

 

(Santons : petits saints en Provençal)

 

            Dieu est-il Provençal ? Les avis sont partagés ; mais toujours est-il que, c’est ici, au pied des collines bleutées du Luberon, dans les pinèdes ou les rochers de Méditerranée, que Noël a pris ses quartiers. Nulle région française ne célèbre avec autant de ferveur et d’affection la naissance du Christ et le solstice d’hiver.

            Hommage du profane au sacré ?

 

            Ils sont tous là petits ou grands santons, acteurs figurant un village provençal et ses métiers traditionnels. Tout ce petit monde, muni de son présent pour l’Enfant ésu ou lou tant bèu pichot (l’enfant Jésus ou le si bel enfant), fait route vers l’étable, la crèche abritant le nouveau-né, la Santa Vierge (Vierge Marie), San Jousé (Saint Joseph) ainsi que lou biou (le bœuf) et l’ase (l’âne) qui réchauffent l’enfant de leur souffle.

 

            L’histoire nous informe que les premiers santons furent des figurines votives, en argile, en pierre ou en bronze, fabriquées à l’époque romaine. Sur les sarcophages paléo-chrétiens apparaissent des scènes de la Nativité.

 

            Dès le 13ème siècle, la crèche, venue d’Italie, envahit la Provence.

            Ce serait Saint François d’Assise qui, en 1223, dans son église de Greccio (Abruzzes) aurait mis en scène la naissance de Jésus. Il est vrai que la mère du Saint était native de Tarascon.

            Les personnages étaient alors joués par les gens du village, les animaux bien vivants. Coutume qui se perpétue encore aujourd’hui.

 

            Au 16ème siècle, la crèche ressemblant à celle que nous connaissons fait son apparition dans les églises. Les personnages sont en bois ou en faïence.

 

            Les crèches familiales attendront la fin du 17ème siècle. Elles sont l’œuvre de verriers vénitiens installés à Nevers. Mais, trop coûteuses, seuls les plus riches peuvent en posséder.

 

            La Révolution Française ferme les églises et interdit la messe de minuit. C’est alors qu’en Provence, on se met à fabriquer des petites personnages en argile, les santons, afin que chaque foyer puisse célébrer Noël. Ces santons représentent les différents métiers typiquement provençaux. Ils sont vêtus en costume régional, chaque personnage a son histoire.

 

            La crèche provençale est une étable surmontée d’une étoile, elle abrite la Sainte Famille. Elle se situe un peu à l’écart du village dans un paysage comportant une colline, une rivière, un pont et des oliviers. Viennent les Rois Mages apportant l’or, l’encens et la myrrhe ainsi que il pàstres (les bergers). Derrière eux se trouvent les habitants du village, entourant le curé (souvent bedonnant et chauve) et le Maire.

 

            Enfin, terminons notre voyage au pays des Santons par cette coutume : le soir de Noël, le Chef de famille jette dans la cheminée une grosse bûche arrosée de vin cuit et lance :

-          « A l’an que ven ! E se siam pas maï, siéguen pas men… » (A l’An qui vient ! Et si nous ne somme pas plus que nous ne soyons pas moins… ».

 

 

 

 

Par Patricia Vignaux-Sismondini - Publié dans : histoire - Communauté : Le champ du monde
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 22:41

3789191-les-livres-anciens-et-vieux-plume-d-39-oie   "Les Inconnus célèbres"...

             

                                                                                                        C'est pour eux que je vous ai quelque peu délaissé.

                                                         Un livre c'est comme un enfant, il faut lui  consacrer un maximum de temps.

 

                                                          Il est écrit et maintenant c'est à l'éditeur de travailler...

 

 

                                                          A bientôt pour vous communiquer la date de parution.

Par Patricia Vignaux-Sismondini - Publié dans : actualité - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 21:46

              Alors qu'en Libye, les Occidentaux s'enlisent dans un conflit dont on ne connait pas l'évolution, je ne peux       m'empêcher de faire un parallèle avec une autre intervention des forces occidentales coalisées contre un autre dictateur, Saddam Hussein, qui fur pourtant, longtemps, considéré comme un "ami" de l'Occident.

 

       Il y a tout juste 20 ans, " Tempête du Désert" s'abattait sur l'Irak avec en toile de fond les ressources pétrolières du Koweït.

       Une coalition de 28 pays, rassemblant plus de 600 000 hommes ( dont la moitié des Américains) et disposant d'armes plus que sophistiquées, affronte, durant 42 jours, une armée irakienne (540 000 hommes) mal organisée, mal commandée et sans motivation.

      Une guerre menée à l'initiative des Américains et au terme de laquelle les Alliés espèrent installer un régime démocratique à Bagdad. Naïveté ou calcul?...

      Une guerre-éclair dont les principales victimes ont été, comme toujours, les populations civiles.

      Une guerre pour rien, car George Bush, inquiet du soulèvement chiite dans le sud-Irak, décide brutalement un cessez-le-feu.

      Saddam Hussein est momantanément sauvé. Maintenu au pouvoir, il rompt avec la laïcité et se réclame de l'Islam. "Allah Akbar"(Dieu est grand) est  inscrit sur le drapeau irakien.

      Durant 10 ans, un semblant d'ordre va régner autour du Golfe. Et tandis que les proches du Dictateur s'enrichissent outrgeusement en tirant d'immenses profits du marché noir découlant de l'embargo imposé par les Américains, le peuple tente de survivre grâce à l'aide internationale.

 

      Les attentats du 11 septambre 2001, vont mettre un terme à cet équilibre précaire. Le terrorisme islamiste plonge le monde dans le désarroi.

 

      2011, la Libye,

       

         En s'engageant auprès des insurgés qui réclament le départ du Colonel Kadhafi (au pouvoir depuis 42 ans), les Occidentaux ont définitivement décrété "illégitime" le Dictateur libye, hier encore, lui-aussi, un interlocuteur digne de toutes les attentions.

 

                   -"Ce n'est pas une guerre(...), c'est une opération de protection des populations civiles) a résumé le Ministre français des Affaires Etrangères, M. Alain Juppé.

 

      Dès lors, une question s'impose: pourquoi envisager de fournie en armes ces insurgés? A moins que...

 

      La Libye, une guerre civile qui a l'odeur du pétrole et du gaz; car, n'oublions pas que ce pays est le deuxième producteur de brut d'Afrique, derrière la Nigéria et devant l'Algérie et qu'il dispose de réserves importantes de gaz naturel jusqu'à présent peu exploitées.

 

      Espérons simplement que derrière ces évènements ne se profile pas l'ombre de l'iislamiisme...

 

 

 

 

Par Patricia Vignaux-Sismondini - Publié dans : actualité - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 15:24

-          « Les Orléans seraient-ils les inventeurs des Brigades Internationales ? Toujours est-il qu’en septembre 1861, six mois après le déclenchement de la Guerre de Sécession, le Comte de Paris ( 23 ans) et son jeune frère, le Duc de Chartres (21 ans), petits-fils de Louis- Philippe, interdits de séjour en France, se sont engagés dans les rangs des Nordistes après une entrevue avec le Président Lincoln. Affectés comme Capitaines à l ‘Etat Major du Général McClellan, Chef de l’Armée du Potomac, ils sont souvent en première ligne…. Le Comte de Paris a rapporté de cette expérience un journal dense et précis qui sera publié pour la première fois en mars prochain… »

Ces quelques lignes publiées dans « L’Express » le 26 novembre dernier, m’ont donné envie non seulement de découvrir Robert d’Orléans, Duc de Chartres, mais aussi de partager avec vous, un peu de la vie de ce petit-fils de Louis-Philippe 1er.

 

 

ROBERT d’ORLEANS, nait à Paris, le 9 novembre 1840. Il est le fils cadet de Ferdinand-Philippe d’Orléans, Prince Royal et de la Princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin.

            A sa naissance, son grand-père, Louis-Philippe 1er, Roi des Français, qui règne depuis dix ans, lui donne le titre de Duc de Chartres.

            Son frère, Philippe, de deux ans son aîné, a, quant à lui, reçu le titre de Comte de Paris.

            Les  premières  années des deux petits Princes s’écoulent dans une famille aimante et attentionnée. Leur mère, pour leur plus grande joie, a même importé de son Allemagne natale, la coutume de l’Arbre de Noël.  S’ils ne voient pas beaucoup leur père, retenu en Algérie pour y poursuivre le combat contre Abd El Kader, la tendresse de leurs grands-parents les aide à combler cette absence.

 

            En 1842, un drame vient perturber cette quiétude. Leur père meurt d’une fracture du crâne dans un accident de cabriolet. A peine âgé de quatre ans, le petit Comte de Paris devient l’héritier de la couronne.

 

            A ce malheur familial, vient s’ajouter, six ans plus tard, en 1848, la chute de la Monarchie. Le Roi Louis-Philippe 1er abdique en faveur de son petit-fils le Comte de Paris, le 24 février 1848 ; Mais la IIème République est proclamée. La famille royale bannie de France. Commence alors le chemin de l’exil pour les deux adolescents.

            Le Duc de Chartres et son frère partent avec leur mère pour l’Allemagne tandis que les souverains et le reste de la famille s’installe en Grande Bretagne.

 

            Le 26 août 1850, après plusieurs jours d’agonie, le vieux roi (77 ans) s’éteint.

           

            Et, en 1852, lorsque le Second Empire, nouvellement instauré, décrète la confiscation des biens de la famille royale, la situation financière des Orléans devient préoccupante.

            André Dupin qualifiera cette mesure de « premier vol de l’Aigle »…

 

            En 1857, la Duchesse d’Orléans et ses fils quittent définitivement l’Allemagne pour l’Angleterre afin de se rapprocher de la Reine Marie-Amélie. La famille loue une maison de campagne à Richmond, près de Claremont, où réside la vieille reine.

            La même année, un nouveau drame frappe les deux jeunes hommes. Leur mère est emportée par la grippe.

 

            Peu après le décès de sa mère, le Duc de Chartres est envoyé à Turin pour y poursuivre ses études militaires. Devenu Officier, il s’engage auprès de Victor-Emmanuel II, Roi de Piémont-Sardaigne, dans la guerre d’unification italienne. Il rejoint les troupes franco-sardes et participe à la bataille de Palestro contre les Autrichiens.

 

En 1861, la Guerre de Sécession éclate aux Etats Unis et il rejoint son frère, le Comte de Paris en Amérique pour combattre, au côté du Président Lincoln, les Confédérés (Sudistes). Au cours de son séjour américain, il s’enthousiaste pour la cause anti-esclavagiste.

 

Revenu en Europe, il épouse sa cousine Françoise d’Orléans-Joinville, le 11 avril 1863, à Kingston (Angleterre).

 

1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Robert se trouve alors à Bruxelles, aussitôt, il demande à Napoléon III d’intégrer les troupes françaises pour participer aux combats. Autorisation refusée. Qu’à cela ne tienne, après la chute de l’Empire, il s’engage dans l’armée sous le pseudonyme de Robert Le Fort. Il s’illustre sur le front de la Loire. Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1871, il est envoyé en Algérie.

Mais, en 1886, une nouvelle loi d’exil frappe la famille royale. Le Duc de Chartres n’est pas prétendant au trône, il n’est donc pas contraint de quitter la France. Rayé des cadres de l’Armée, il se retire, avec sa famille, au château de Saint Firmin, dans les Hautes Alpes.

Il y meurt, le 5 décembre 1910 .

 

 

 

Par Patricia Vignaux-Sismondini - Publié dans : histoire - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 21:03

                  Nous sommes en 56 av. J.C., Crassus a soumis l'Armorique, mais une population résiste à l'envahisseur: les VENETES.

 

 

 

          Population bien organisée ( elle est dotée d'un Sénat), les Vénètes sont une puissance maritime et commerciale incontestable.

 

          -"...Par leur marine considérable, leur supériorité nautique bien reconnue et leurs relations commerciales, les Vénètes étaient devenus un   peuple très puissant dont l'autorité s'étendait au loin, sur le littoral de la Gaule." (Jules César- Guerre des Gaules)

 

      Possédant une flotte importante, ils commercent, non seulement avec les îles britanniques, mais également avec toute l'Europe du Sud.

      Avec l'Italie, dont ils diffusent le vin et l'huile que les Romains exportent via Bordeaux, en Armorique et vers la Grande Ile. En échange, les Vénètes vendent à Rome, outre de l'étain, du plomb et du cuivre, des salaisons et des charcuteries ( dont les Romains sont friands). Leur marine florissante leur permet aussi des relations suivies avec le nord-ouest de l'Espagne, les Phéniciens et mêle Carthage.

 

      Ils possèdent de nombreux petits ports, placés à grande distane les uns des autres sur les côtes de cette mer tumultueuse, nous indique César. Mais, l'Océan leur offre une mer fermée, semée de nombreuses îles: le Golfe du Morbihan; dans lequel ils peuvent, sans risque, abriter leurs bateaux.golfe-morbihan-236613.jpg

 

 

      ..." Telle était,  précise César, l'assiette des places fortes situées sur des langues de terre ou des promontoires, qu'elles n'étaient accessibles ni au gens à pied à cause du flux, ni aux navires parce qu'à la marée descendante, ils courait le risque de se perdre sur les bas-fonds." ( Guerre des Gaules)

 

      De plus, ces indomptables Vénètes, insaisissables sur terre, invincibles sur mer ( car redoutables marins), sont aussi d'habiles constructeurs de bateaux. Et, cette flotte qui leur facilite les déplacements,  est une menace permanente pour Rome...

 

     Aussi César, en pleine conquête des Gaules, ne peut compromettre celle-ci en négligeant ce bastion. Il décide donc de vaincre ce peuple rebelle qui contrôle tout le commerce " sur la mer océane' et qui fédère autour de lui les autres peuples de la mer.

 

      Alors, lorsque les Vénètes font prisonnier les Tribuns militaires envoyés par LABIENUS pour acheter du blé; c'en est trop!...

 

      -"Il faut vaincre. Engager la bataille sur mer puisque les villes sont défendues par le flux de l'Océan."

 

      Ainsi parle César à la Xème Légion.

 

      Pour lutter contre les robustes navires vénètes ( 30 m. de long sur 12 de large), il faut des galères, en bois de la région, rapides et mobiles.

      César fait venir des constructeurs italiens et provençaux, qui, avec l'aide des Angevins, réaliseront ces trirêmes (40m. de long sur 5 de large.

      Cette flotte, bien organisée, actionnée par des rames ( 170 rameurs par galère), quitte l'estuaire de la Loire et se dirige vers le Golfe du Morbihan... Port Navalo... Locmariaquer...

 

       BRUTUS en assure le commandement.

 

      L'affrontement aura lieu dans un espace maritime limité pae Houat, Hoëdic; l'île Dumet, Sarzeau et l'entrée du Golfe.

 

Jules-Cesar.jpg

 

 

      Ce matin d'été, César quitte le camp avec l'armée et se dirige vers ces collines qui dominent la mer. Le vent est vif. Les vagues viennent se fracasser sur la côte du Grand Mont ( St Gildas de Rhuys).

 

      Les Vénètes sont confiants. Les galères romaines semblent bien frêles face aux lourds vaisseaux de chêne, à la proue et à la poupe haute, capables de resister aux chocs, aux éperons et aux tempêtes océanes.

 

      Les 200 navires vénètes, équipés de voiles en peau de bête amincie et assouplie, poussés par un vent d'ouest, rabattent la flotte romaine vers la côte, vers les roches traitresses. Les flèches et les javelots romains se rompent sur les hauts bords de ces bateaux.

 

      Brutus songe un instant à la fuite. Mais que penserait César qui assiste au combat depuis la côte?

 

      Quand, brusquement le vent tombe, laissant les navires vénètes sans motricité...

 

      Désemparés, les Gaulois essaient de rentrer dans le Golfe par l'anse de Darionig ( Locmariaquer) avec la marée montante. Mais ils sont pousuivis et même devancés par les galères romaines.

      Alors, légionnaires et marins romains tendent vers les cordages des navires ennemis des faux aiguisées, attachées à de longues perches. Elles coupent, tranchent, déchirent les voiles qui s'affalent sur les ponts. Les archers prennent sous leurs traits les Vénètes surpris tandis que l'infanterie prend d'assaut les navires immobilisés.

 

             Le soir tombe. C'est la défaite.

 

              Désormais, toute la côte est romaine.

 

      -" Que le Sénat vénète soit mis à mort et que le peuple soit vendu comme esclave."

 

      César a décidé qu'il fallait châtier durement ce peupe qui a osé défier Rome.

 

 

                                                                                 

 

Par Patricia Vignaux-Sismondini - Publié dans : histoire - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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