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Histoire, biographies,

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ROBERT d'ORLEANS, un Prince méconnu.

-          « Les Orléans seraient-ils les inventeurs des Brigades Internationales ? Toujours est-il qu’en septembre 1861, six mois après le déclenchement de la Guerre de Sécession, le Comte de Paris ( 23 ans) et son jeune frère, le Duc de Chartres (21 ans), petits-fils de Louis- Philippe, interdits de séjour en France, se sont engagés dans les rangs des Nordistes après une entrevue avec le Président Lincoln. Affectés comme Capitaines à l ‘Etat Major du Général McClellan, Chef de l’Armée du Potomac, ils sont souvent en première ligne…. Le Comte de Paris a rapporté de cette expérience un journal dense et précis qui sera publié pour la première fois en mars prochain… »

Ces quelques lignes publiées dans « L’Express » le 26 novembre dernier, m’ont donné envie non seulement de découvrir Robert d’Orléans, Duc de Chartres, mais aussi de partager avec vous, un peu de la vie de ce petit-fils de Louis-Philippe 1er.

 

 

ROBERT d’ORLEANS, nait à Paris, le 9 novembre 1840. Il est le fils cadet de Ferdinand-Philippe d’Orléans, Prince Royal et de la Princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin.

            A sa naissance, son grand-père, Louis-Philippe 1er, Roi des Français, qui règne depuis dix ans, lui donne le titre de Duc de Chartres.

            Son frère, Philippe, de deux ans son aîné, a, quant à lui, reçu le titre de Comte de Paris.

            Les  premières  années des deux petits Princes s’écoulent dans une famille aimante et attentionnée. Leur mère, pour leur plus grande joie, a même importé de son Allemagne natale, la coutume de l’Arbre de Noël.  S’ils ne voient pas beaucoup leur père, retenu en Algérie pour y poursuivre le combat contre Abd El Kader, la tendresse de leurs grands-parents les aide à combler cette absence.

 

            En 1842, un drame vient perturber cette quiétude. Leur père meurt d’une fracture du crâne dans un accident de cabriolet. A peine âgé de quatre ans, le petit Comte de Paris devient l’héritier de la couronne.

 

            A ce malheur familial, vient s’ajouter, six ans plus tard, en 1848, la chute de la Monarchie. Le Roi Louis-Philippe 1er abdique en faveur de son petit-fils le Comte de Paris, le 24 février 1848 ; Mais la IIème République est proclamée. La famille royale bannie de France. Commence alors le chemin de l’exil pour les deux adolescents.

            Le Duc de Chartres et son frère partent avec leur mère pour l’Allemagne tandis que les souverains et le reste de la famille s’installe en Grande Bretagne.

 

            Le 26 août 1850, après plusieurs jours d’agonie, le vieux roi (77 ans) s’éteint.

           

            Et, en 1852, lorsque le Second Empire, nouvellement instauré, décrète la confiscation des biens de la famille royale, la situation financière des Orléans devient préoccupante.

            André Dupin qualifiera cette mesure de « premier vol de l’Aigle »…

 

            En 1857, la Duchesse d’Orléans et ses fils quittent définitivement l’Allemagne pour l’Angleterre afin de se rapprocher de la Reine Marie-Amélie. La famille loue une maison de campagne à Richmond, près de Claremont, où réside la vieille reine.

            La même année, un nouveau drame frappe les deux jeunes hommes. Leur mère est emportée par la grippe.

 

            Peu après le décès de sa mère, le Duc de Chartres est envoyé à Turin pour y poursuivre ses études militaires. Devenu Officier, il s’engage auprès de Victor-Emmanuel II, Roi de Piémont-Sardaigne, dans la guerre d’unification italienne. Il rejoint les troupes franco-sardes et participe à la bataille de Palestro contre les Autrichiens.

 

En 1861, la Guerre de Sécession éclate aux Etats Unis et il rejoint son frère, le Comte de Paris en Amérique pour combattre, au côté du Président Lincoln, les Confédérés (Sudistes). Au cours de son séjour américain, il s’enthousiaste pour la cause anti-esclavagiste.

 

Revenu en Europe, il épouse sa cousine Françoise d’Orléans-Joinville, le 11 avril 1863, à Kingston (Angleterre).

 

1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Robert se trouve alors à Bruxelles, aussitôt, il demande à Napoléon III d’intégrer les troupes françaises pour participer aux combats. Autorisation refusée. Qu’à cela ne tienne, après la chute de l’Empire, il s’engage dans l’armée sous le pseudonyme de Robert Le Fort. Il s’illustre sur le front de la Loire. Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1871, il est envoyé en Algérie.

Mais, en 1886, une nouvelle loi d’exil frappe la famille royale. Le Duc de Chartres n’est pas prétendant au trône, il n’est donc pas contraint de quitter la France. Rayé des cadres de l’Armée, il se retire, avec sa famille, au château de Saint Firmin, dans les Hautes Alpes.

Il y meurt, le 5 décembre 1910 .

 

 

 

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G
Belle page d'histoire qui sûrement doit faire se tordre de douleur les monarchistes nostalgiques et quelques âmes sensibles .
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